Les placements de la Caisse, qui ont survécu aux crises passées, peuvent soutenir les innovations

Par Mark Machin, président et chef de la direction

Quand les temps sont difficiles, je trouve utile de se recentrer sur ce qui compte le plus. Pour Investissements RPC, qui investit l’actif du Régime de pensions du Canada, cela signifie aider à préserver la sécurité des caisses de retraite des Canadiens. Alors que nous sommes confrontés à des défis médicaux, économiques et autres liés à la COVID-19, cette mission prend encore plus d’importance.

Nos priorités sont claires. D’abord et avant tout, nous continuerons de veiller à ce que le RPC soit stable et durable pour les générations à venir. La Caisse a bien résisté aux chocs économiques passés et nous résistons à celui-ci.

Même au moment où nous faisons face aux effets dévastateurs de la pandémie mondiale sur les populations et les économies du monde entier, notre force nous permet de voir au-delà de ces répercussions. En fait, le virus accélère les tendances perturbatrices qui ont entraîné des changements commerciaux et sociétaux dans les secteurs des soins de santé, du commerce électronique, de la mobilité, des mégadonnées, des changements démographiques et de la transition énergétique, entre autres, soit tous les domaines qui font partie de notre stratégie de placement. Et lorsque nous pensons à la vie après la pandémie, nous portons une attention particulière à l’évolution du comportement des consommateurs, aux répercussions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, à la façon dont les villes devront s’adapter et à l’évolution des politiques publiques.

Même si nous n’avions pas prévu qu’une pandémie mondiale surviendrait exactement au cours de cette période, nous nous préparions déjà à la possibilité d’une récession et à la fin de la décennie d’expansion économique. Certains investisseurs ont vu une occasion à court terme d’anticiper le marché. Nous avons vu autre chose : la validation de notre vision à long terme et un rappel de garder le cap.

Notre stratégie fonctionne. Au cours de l’exercice 2020, la valeur de la Caisse a augmenté pour atteindre 409,6 milliards de dollars. Malgré les conditions de marché dévastatrices à la fin de notre exercice (terminé le 31 mars), nous avons affiché un rendement annuel net de 3,1 %, déduction faite de tous les coûts. Durant les ventes massives survenues entre janvier et mars sur les marchés boursiers, l’indice S&P 500 a perdu environ 11,7 %, tandis que notre fonds diversifié n’a reculé que de 3,7 %. Nos résultats à long terme constituent la véritable mesure de notre rendement. Au cours des dix dernières années, nous avons enregistré un rendement annualisé net de 9,9 %.

Nous pouvons affirmer avec confiance que nos rendements à long terme sont plus que suffisants pour assurer la viabilité du RPC.

Notre mission, qui consiste à bâtir un portefeuille à long terme qui s’adapte aux changements sociétaux et économiques, nous permet de soutenir bon nombre des innovations nécessaires à l’heure actuelle pour que nos collectivités et nos économies reprennent pied. Nous gérons les répercussions de la pandémie en tenant compte de cinq facteurs essentiels :

Premièrement, la santé et la sécurité de la Caisse.

Deuxièmement, la santé et la sécurité de notre personnel.

Troisièmement, le confinement a clairement montré à quel point notre économie était interconnectée. Les grandes sociétés et les petites, dans tous les secteurs, présentent souvent des interdépendances inattendues. Toute mesure d’aide économique doit tenir compte de ces relations.

Quatrièmement, même si nous préconisons une approche axée sur tous secteurs, certains secteurs sont particulièrement stratégiques pour notre avenir à long terme. Les secteurs de l’éducation, des soins de santé, du transport en commun et de l’énergie, par exemple, constituent tous des infrastructures essentielles et ont besoin de créativité et d’investissements importants pour gagner la confiance du public.

Enfin, la reprise est une invitation à mettre à profit la pensée conventionnelle et à accueillir l’innovation. La crise actuelle, comme celles qui l’ont précédée, laissera une marque indélébile sur la société, ses institutions et tous nos comportements. Dans de nombreux cas, les anciennes méthodes de résolution de problèmes ne suffisent pas. Nous commençons déjà à voir apparaître des partenariats inattendus et des collaborations novatrices. Les progrès à long terme nécessiteront une perspective réellement nouvelle.

Je suis encouragé par la collectivité novatrice du Canada, qui relève ces défis par la création du Creative Destruction Labs (CDL) Recovery Vision Council. Récemment créé, le conseil réunit des entrepreneurs, des inventeurs, des investisseurs, des scientifiques et d’autres leaders et penseurs de premier plan du secteur des technologies pour travailler à l’accélération d’ inventions transformatrices afin de remédier à la pandémie de COVID-19, en mettant l’accent sur la santé publique et la reprise économique.

Je suis convaincu que des groupes comme CDL et beaucoup d’autres organismes publics et privés surmonteront les problèmes d’ordres techniques, économiques et même, de santé. Mais d’ici là, notre principal obstacle est la gestion de l’incertitude extrême. L’incertitude règne quant au moment où un vaccin sera disponible, quant à la rapidité et à l’exactitude des tests, à la possibilité et à durée de l’immunité, à la disponibilité de traitements efficaces et à la menace latente de nouvelles vagues.

Pour Investissements RPC, l’incertitude est un appel à l’action. Cela nous rappelle que notre perspective à long terme nous a bien servis durant les périodes difficiles. Et c’est une occasion de renouveler notre engagement à assurer le bien-être à long terme des Canadiens. Les mesures que nous prenons aujourd’hui nous aideront à réaliser cette mission pour les générations à venir.

Cet article a été initialement publié dans le Toronto Star le 30 mai 2020. Consultez l’article original ici.

Les placements de la Caisse, qui ont survécu aux crises passées, peuvent soutenir les innovations

Par Mark Machin, président et chef de la direction

Quand les temps sont difficiles, je trouve utile de se recentrer sur ce qui compte le plus. Pour Investissements RPC, qui investit l’actif du Régime de pensions du Canada, cela signifie aider à préserver la sécurité des caisses de retraite des Canadiens. Alors que nous sommes confrontés à des défis médicaux, économiques et autres liés à la COVID-19, cette mission prend encore plus d’importance.

Nos priorités sont claires. D’abord et avant tout, nous continuerons de veiller à ce que le RPC soit stable et durable pour les générations à venir. La Caisse a bien résisté aux chocs économiques passés et nous résistons à celui-ci.

Même au moment où nous faisons face aux effets dévastateurs de la pandémie mondiale sur les populations et les économies du monde entier, notre force nous permet de voir au-delà de ces répercussions. En fait, le virus accélère les tendances perturbatrices qui ont entraîné des changements commerciaux et sociétaux dans les secteurs des soins de santé, du commerce électronique, de la mobilité, des mégadonnées, des changements démographiques et de la transition énergétique, entre autres, soit tous les domaines qui font partie de notre stratégie de placement. Et lorsque nous pensons à la vie après la pandémie, nous portons une attention particulière à l’évolution du comportement des consommateurs, aux répercussions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, à la façon dont les villes devront s’adapter et à l’évolution des politiques publiques.

Même si nous n’avions pas prévu qu’une pandémie mondiale surviendrait exactement au cours de cette période, nous nous préparions déjà à la possibilité d’une récession et à la fin de la décennie d’expansion économique. Certains investisseurs ont vu une occasion à court terme d’anticiper le marché. Nous avons vu autre chose : la validation de notre vision à long terme et un rappel de garder le cap.

Notre stratégie fonctionne. Au cours de l’exercice 2020, la valeur de la Caisse a augmenté pour atteindre 409,6 milliards de dollars. Malgré les conditions de marché dévastatrices à la fin de notre exercice (terminé le 31 mars), nous avons affiché un rendement annuel net de 3,1 %, déduction faite de tous les coûts. Durant les ventes massives survenues entre janvier et mars sur les marchés boursiers, l’indice S&P 500 a perdu environ 11,7 %, tandis que notre fonds diversifié n’a reculé que de 3,7 %. Nos résultats à long terme constituent la véritable mesure de notre rendement. Au cours des dix dernières années, nous avons enregistré un rendement annualisé net de 9,9 %.

Nous pouvons affirmer avec confiance que nos rendements à long terme sont plus que suffisants pour assurer la viabilité du RPC.

Notre mission, qui consiste à bâtir un portefeuille à long terme qui s’adapte aux changements sociétaux et économiques, nous permet de soutenir bon nombre des innovations nécessaires à l’heure actuelle pour que nos collectivités et nos économies reprennent pied. Nous gérons les répercussions de la pandémie en tenant compte de cinq facteurs essentiels :

Premièrement, la santé et la sécurité de la Caisse.

Deuxièmement, la santé et la sécurité de notre personnel.

Troisièmement, le confinement a clairement montré à quel point notre économie était interconnectée. Les grandes sociétés et les petites, dans tous les secteurs, présentent souvent des interdépendances inattendues. Toute mesure d’aide économique doit tenir compte de ces relations.

Quatrièmement, même si nous préconisons une approche axée sur tous secteurs, certains secteurs sont particulièrement stratégiques pour notre avenir à long terme. Les secteurs de l’éducation, des soins de santé, du transport en commun et de l’énergie, par exemple, constituent tous des infrastructures essentielles et ont besoin de créativité et d’investissements importants pour gagner la confiance du public.

Enfin, la reprise est une invitation à mettre à profit la pensée conventionnelle et à accueillir l’innovation. La crise actuelle, comme celles qui l’ont précédée, laissera une marque indélébile sur la société, ses institutions et tous nos comportements. Dans de nombreux cas, les anciennes méthodes de résolution de problèmes ne suffisent pas. Nous commençons déjà à voir apparaître des partenariats inattendus et des collaborations novatrices. Les progrès à long terme nécessiteront une perspective réellement nouvelle.

Je suis encouragé par la collectivité novatrice du Canada, qui relève ces défis par la création du Creative Destruction Labs (CDL) Recovery Vision Council. Récemment créé, le conseil réunit des entrepreneurs, des inventeurs, des investisseurs, des scientifiques et d’autres leaders et penseurs de premier plan du secteur des technologies pour travailler à l’accélération d’ inventions transformatrices afin de remédier à la pandémie de COVID-19, en mettant l’accent sur la santé publique et la reprise économique.

Je suis convaincu que des groupes comme CDL et beaucoup d’autres organismes publics et privés surmonteront les problèmes d’ordres techniques, économiques et même, de santé. Mais d’ici là, notre principal obstacle est la gestion de l’incertitude extrême. L’incertitude règne quant au moment où un vaccin sera disponible, quant à la rapidité et à l’exactitude des tests, à la possibilité et à durée de l’immunité, à la disponibilité de traitements efficaces et à la menace latente de nouvelles vagues.

Pour Investissements RPC, l’incertitude est un appel à l’action. Cela nous rappelle que notre perspective à long terme nous a bien servis durant les périodes difficiles. Et c’est une occasion de renouveler notre engagement à assurer le bien-être à long terme des Canadiens. Les mesures que nous prenons aujourd’hui nous aideront à réaliser cette mission pour les générations à venir.

Cet article a été initialement publié dans le Toronto Star le 30 mai 2020. Consultez l’article original ici.