Par Rodolfo Spielmann, Directeur général et chef, Amérique latine

À la suite de l’approbation de la réforme des régimes de retraite au Brésil, qui permettra au pays d’économiser 800 milliards de réaux au cours des 10 prochaines années, le gouvernement et le Congrès discutent maintenant d’un programme de réformes de grande envergure qui pourrait donner lieu à une croissance accrue et à de nouveaux investissements.

Ces réformes, qui vont de la rationalisation de l’appareil administratif gouvernemental à la simplification du code fiscal, en passant par un nouveau projet de loi sur l’assainissement, permettraient à l’économie de commencer à renouer avec la croissance. Toutefois, la mise en œuvre de ces réformes nécessitera des investissements privés à long terme dans les infrastructures.

Même avec des réformes visant à remédier à la situation budgétaire précaire du pays, force est d’admettre que le Brésil doit encore déployer des projets d’une grande ampleur, compte tenu du déficit en matière d’infrastructures qui pourrait avoisiner les 2 000 milliards de réaux. Pour développer ses routes, ses aéroports, ses ports, son assainissement et sa chaîne énergétique, le pays doit investir au moins 3,2 % de son PIB annuel dans les infrastructures, selon le Forum économique mondial.

À Investissements RPC, nous croyons que ce contexte est prometteur pour l’avenir. En tant qu’investisseur institutionnel au Brésil tourné vers un horizon à long terme, nos investissements mondiaux contribuent de bien des façons à bâtir l’avenir de ce pays.

L’approbation des mesures fiscales déjà introduites est cruciale pour enclencher la production nationale et, ce faisant, pour attirer la prochaine génération d’investissements étrangers dont le pays a besoin pour stimuler sa croissance économique en général ainsi que le développement de ses infrastructures en particulier. Les discussions sont importantes, mais il faut maintenant agir pour faire croître le PIB.

Il n’y a toutefois pas de « solution miracle » pour l’économie. Aucune réforme n’est plus importante que les autres. C’est en effet l’ensemble de ces réformes qui aura une incidence et qui se traduira par une stabilité économique. Un cadre de réglementation stable et prévisible, de solides projets en cours et la garantie de la règle de droit, dont l’inviolabilité des contrats à long terme, sont autant de facteurs qui attirent les investissements à long terme peu importe le pays.

Il va sans dire que les conditions pour faire des affaires au Brésil se sont améliorées, mais le pays a encore bien du chemin à faire, comme en témoignent les divers classements en matière de concurrence.

Par exemple, le nombre de projets d’infrastructure en cours n’est pas élevé. Bien qu’il existe des occasions d’investissement pertinentes dans les énergies renouvelables et fossiles ainsi que dans les transports et la mobilité, il est tout de même difficile de faire en sorte qu’elles soient viables. Il y a encore fort à faire pour que les prévisions de croissance du Brésil s’apparentent à celle d’autres marchés émergents, comme la Chine et l’Inde.

Au Brésil, puisque les taux de chômage diminuent et que l’économie enregistre une croissance de 3 % ou 4 % par année, les investisseurs pourraient également déceler des occasions dans des secteurs traditionnels, comme la consommation, le commerce de détail, l’éducation et les services. Il est possible pour le pays d’atteindre ce niveau de croissance, dans la mesure où la confiance des investisseurs repose sur les changements apportés aux lois, les cadres réglementaires, la privatisation et les concessions.

Au nombre des signes positifs, il convient de mentionner la faiblesse des taux d’intérêt et de l’inflation, qui oriente les entreprises vers la croissance et la production. Ce facteur a pour effet de réduire le rendement des titres à revenu fixe, ce qui attire des ressources dans les secteurs productifs. L’histoire nous enseigne que même si une certaine volatilité peut susciter des préoccupations, il vaut mieux ne pas s’en remettre à un raisonnement à court terme.

Pour nous, il est important que les institutions soient fortes et indépendantes dans les pays où nous investissons. Les réformes du Brésil ont le potentiel d’attirer des capitaux à long terme et de promouvoir la croissance économique. Il est maintenant temps de faire avancer ces réformes.

Cet article a été initialement publié en portugais par Estadão le 27 décembre 2019. Consultez l’article original ici.

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Ces réformes, qui vont de la rationalisation de l’appareil administratif gouvernemental à la simplification du code fiscal, en passant par un nouveau projet de loi sur l’assainissement, permettraient à l’économie de commencer à renouer avec la croissance. Toutefois, la mise en œuvre de ces réformes nécessitera des investissements privés à long terme dans les infrastructures.

Même avec des réformes visant à remédier à la situation budgétaire précaire du pays, force est d’admettre que le Brésil doit encore déployer des projets d’une grande ampleur, compte tenu du déficit en matière d’infrastructures qui pourrait avoisiner les 2 000 milliards de réaux. Pour développer ses routes, ses aéroports, ses ports, son assainissement et sa chaîne énergétique, le pays doit investir au moins 3,2 % de son PIB annuel dans les infrastructures, selon le Forum économique mondial.

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Il n’y a toutefois pas de « solution miracle » pour l’économie. Aucune réforme n’est plus importante que les autres. C’est en effet l’ensemble de ces réformes qui aura une incidence et qui se traduira par une stabilité économique. Un cadre de réglementation stable et prévisible, de solides projets en cours et la garantie de la règle de droit, dont l’inviolabilité des contrats à long terme, sont autant de facteurs qui attirent les investissements à long terme peu importe le pays.

Il va sans dire que les conditions pour faire des affaires au Brésil se sont améliorées, mais le pays a encore bien du chemin à faire, comme en témoignent les divers classements en matière de concurrence.

Par exemple, le nombre de projets d’infrastructure en cours n’est pas élevé. Bien qu’il existe des occasions d’investissement pertinentes dans les énergies renouvelables et fossiles ainsi que dans les transports et la mobilité, il est tout de même difficile de faire en sorte qu’elles soient viables. Il y a encore fort à faire pour que les prévisions de croissance du Brésil s’apparentent à celle d’autres marchés émergents, comme la Chine et l’Inde.

Au Brésil, puisque les taux de chômage diminuent et que l’économie enregistre une croissance de 3 % ou 4 % par année, les investisseurs pourraient également déceler des occasions dans des secteurs traditionnels, comme la consommation, le commerce de détail, l’éducation et les services. Il est possible pour le pays d’atteindre ce niveau de croissance, dans la mesure où la confiance des investisseurs repose sur les changements apportés aux lois, les cadres réglementaires, la privatisation et les concessions.

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