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Bref entretien avec Rodolfo Spielmann sur les placements en Amérique latine

décembre 10, 2019

Rodolfo Spielmann, directeur général et chef, Amérique latine

Quelle est la fausse idée ou la chose qu’on ignore qui nuit le plus à notre analyse des perspectives de croissance en Amérique latine?

Les gens ne réalisent pas la ferme volonté de réforme qui se manifeste en Amérique latine. On veut en finir avec l’interventionnisme de l’État et se tourner vers le libre-échange, l’entreprise privée et le capital privé.

Après avoir passé des décennies à essayer des modèles différents, des pays de la région délaissent les concepts interventionnistes qui ont entravé bon nombre d’entre eux. Bien qu’il y ait encore beaucoup à faire, ces mouvements n’ont probablement pas été largement reconnus en raison de perturbations à court terme.

Les investisseurs internationaux et institutionnels sont peu nombreux à être aussi présents que nous localement. Cette présence nous permet d’aller au-delà des manchettes et de voir ce qui se passe vraiment – les tendances sous-jacentes qui montrent vers quoi se dirige la région à long terme.

Posséder une compréhension de la conjoncture mondiale comme des contextes locaux est essentiel. Elle nous permet de percevoir les tendances à long terme, sans sous-estimer les risques que peut présenter la région.

Notre équipe comprend maintenant 30 personnes à São Paulo, et nous sommes, sur le plan de l’actif et de l’effectif, l’investisseur institutionnel le plus important en Amérique latine. On ne peut pas envisager les placements dans les marchés émergents sous le même angle que les investissements au Canada, aux États-Unis ou en Europe. Il faut être beaucoup plus vigilants, et je pense que cette caractéristique est parfois sous-estimée.

Notre équipe comprend maintenant 30 personnes à São Paulo, et nous sommes, sur le plan de l’actif et de l’effectif, l’investisseur institutionnel le plus important en Amérique latine.

Quels secteurs d’activité présentent les occasions de croissance les plus intéressantes en Amérique latine?

Une combinaison de facteurs rend deux grands domaines intéressants.

Le premier combine les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des ressources naturelles. Il a été négligé pendant plusieurs dizaines d’années, car l’État voulait y jouer un rôle important, ce qui s’est traduit par une gestion très inefficace, de la corruption et un manque de ressources.

Il s’agit d’un domaine énorme qui comprend les routes, les aéroports, les ports et, dans certains cas, les ressources minières. Il touche même les infrastructures énergétiques, comme les lignes de transport d’électricité ou les pipelines pétroliers et gaziers. Partout dans la région, il existe une forte propension à laisser les entreprises privées investir, gérer et entreprendre des activités comme l’extraction pétrolière et gazière et la construction d’infrastructures.

Le deuxième domaine est lié à la croissance de la classe moyenne. À mesure que la croissance crée et répartit de la richesse, la demande, autrefois refoulée, s’accroît non seulement pour des biens de consommation, mais aussi pour des services permettant d’améliorer la qualité de vie, comme l’éducation et les soins de santé.

Ces domaines sont ceux où les capitaux privés deviendront plus actifs et où la croissance sera graduelle, mais stable.

Cette année marque le cinquième anniversaire de notre bureau de São Paulo. Quel a été le changement le plus important apporté à l’approche de placement stratégique de Investissements RPC dans la région depuis l’ouverture du bureau?

Je crois que notre cohérence stratégique, que nous avons maintenue même lorsqu’il fallait aller en sens contraire du marché, est la chose la plus remarquable.

À un moment donné, tout le monde ouvrait des bureaux et effectuait des placements au Brésil, mais il s’agissait d’une bulle. Ils sont apparus lors du boom économique et ont disparu lors de l’effondrement qui a suivi – la pire récession depuis des décennies, conjuguée à un scandale de corruption.

Pour les personnes d’ailleurs qui lisaient ces manchettes, la situation avait quelque chose d’inquiétant. Toutefois, nous avions envisagé que ces turbulences seraient de courte durée. À long terme, nous restions optimistes en ce qui a trait à l’économie.

Alors que d’autres investisseurs internationaux fermaient leurs bureaux, nous avons poursuivi notre stratégie visant à bâtir l’équipe locale. Nous avons continué d’engager du personnel à une époque où l’on gelait plutôt l’embauche, et nous avons commencé à investir au moment opportun où les valorisations et les rendements étaient au rendez-vous, selon nous.

Rodolfo Spielmann, directeur général et chef, Amérique latine

Quelle est la fausse idée ou la chose qu’on ignore qui nuit le plus à notre analyse des perspectives de croissance en Amérique latine?

Les gens ne réalisent pas la ferme volonté de réforme qui se manifeste en Amérique latine. On veut en finir avec l’interventionnisme de l’État et se tourner vers le libre-échange, l’entreprise privée et le capital privé.

Après avoir passé des décennies à essayer des modèles différents, des pays de la région délaissent les concepts interventionnistes qui ont entravé bon nombre d’entre eux. Bien qu’il y ait encore beaucoup à faire, ces mouvements n’ont probablement pas été largement reconnus en raison de perturbations à court terme.

Les investisseurs internationaux et institutionnels sont peu nombreux à être aussi présents que nous localement. Cette présence nous permet d’aller au-delà des manchettes et de voir ce qui se passe vraiment – les tendances sous-jacentes qui montrent vers quoi se dirige la région à long terme.

Posséder une compréhension de la conjoncture mondiale comme des contextes locaux est essentiel. Elle nous permet de percevoir les tendances à long terme, sans sous-estimer les risques que peut présenter la région.

Notre équipe comprend maintenant 30 personnes à São Paulo, et nous sommes, sur le plan de l’actif et de l’effectif, l’investisseur institutionnel le plus important en Amérique latine. On ne peut pas envisager les placements dans les marchés émergents sous le même angle que les investissements au Canada, aux États-Unis ou en Europe. Il faut être beaucoup plus vigilants, et je pense que cette caractéristique est parfois sous-estimée.

Notre équipe comprend maintenant 30 personnes à São Paulo, et nous sommes, sur le plan de l’actif et de l’effectif, l’investisseur institutionnel le plus important en Amérique latine.

Quels secteurs d’activité présentent les occasions de croissance les plus intéressantes en Amérique latine?

Une combinaison de facteurs rend deux grands domaines intéressants.

Le premier combine les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des ressources naturelles. Il a été négligé pendant plusieurs dizaines d’années, car l’État voulait y jouer un rôle important, ce qui s’est traduit par une gestion très inefficace, de la corruption et un manque de ressources.

Il s’agit d’un domaine énorme qui comprend les routes, les aéroports, les ports et, dans certains cas, les ressources minières. Il touche même les infrastructures énergétiques, comme les lignes de transport d’électricité ou les pipelines pétroliers et gaziers. Partout dans la région, il existe une forte propension à laisser les entreprises privées investir, gérer et entreprendre des activités comme l’extraction pétrolière et gazière et la construction d’infrastructures.

Le deuxième domaine est lié à la croissance de la classe moyenne. À mesure que la croissance crée et répartit de la richesse, la demande, autrefois refoulée, s’accroît non seulement pour des biens de consommation, mais aussi pour des services permettant d’améliorer la qualité de vie, comme l’éducation et les soins de santé.

Ces domaines sont ceux où les capitaux privés deviendront plus actifs et où la croissance sera graduelle, mais stable.

Cette année marque le cinquième anniversaire de notre bureau de São Paulo. Quel a été le changement le plus important apporté à l’approche de placement stratégique de Investissements RPC dans la région depuis l’ouverture du bureau?

Je crois que notre cohérence stratégique, que nous avons maintenue même lorsqu’il fallait aller en sens contraire du marché, est la chose la plus remarquable.

À un moment donné, tout le monde ouvrait des bureaux et effectuait des placements au Brésil, mais il s’agissait d’une bulle. Ils sont apparus lors du boom économique et ont disparu lors de l’effondrement qui a suivi – la pire récession depuis des décennies, conjuguée à un scandale de corruption.

Pour les personnes d’ailleurs qui lisaient ces manchettes, la situation avait quelque chose d’inquiétant. Toutefois, nous avions envisagé que ces turbulences seraient de courte durée. À long terme, nous restions optimistes en ce qui a trait à l’économie.

Alors que d’autres investisseurs internationaux fermaient leurs bureaux, nous avons poursuivi notre stratégie visant à bâtir l’équipe locale. Nous avons continué d’engager du personnel à une époque où l’on gelait plutôt l’embauche, et nous avons commencé à investir au moment opportun où les valorisations et les rendements étaient au rendez-vous, selon nous.