Un joyeux 50e anniversaire au RPC!

Le 1er janvier 2016, on célébrait non seulement le début de la nouvelle année, mais également une étape importante pour les Canadiens : le 50e anniversaire de la création du Régime de pensions du Canada (RPC).

Créé en 1966, à une époque où l’on accordait une attention de plus en plus importante à la question de la sécurité sociale, l’objectif sous-jacent du RPC était de veiller à ce que tous les travailleurs du Canada disposent d’un niveau minimal de sécurité financière à la retraite. Le RPC offre également d’autres mesures de soutien du revenu, comme des prestations d’invalidité, des prestations consécutives au décès, des prestations de survivant, des prestations familiales et des avantages postérieurs au départ à la retraite aux cotisants admissibles et à leur famille. Au cours de la dernière période de référence, 5,2 millions de personnes au Canada ont reçu 37,3 milliards de dollars en prestations du RPC.

Le RPC est louangé au Canada, puisqu’il compte parmi nos meilleurs programmes fédéraux-provinciaux et qu’il est largement reconnu pour contribuer à réduire la pauvreté chez les personnes âgées. Des données de Statistique Canada montrent une forte diminution de 25 % du taux de pauvreté chez les personnes âgées canadiennes au cours des quatre dernières décennies, passant de 36,9 % en 1976 à 12,3 % en 2010 (un recul en grande partie attribuable à la création du RPC et, au Québec, à la Régie des rentes du Québec, selon un rapport publié par le Conference Board du Canada).*

Le régime fait également l’envie de nombreux pays partout dans le monde. Rares sont les pays possédant des programmes comparables qui peuvent s’attendre au même degré de confiance de la part du public à l’égard de ce qui constitue sans l’ombre d’un doute le critère le plus important pour un tel programme – sa viabilité à long terme.

Depuis sa création en 1966, le RPC s’est continuellement adapté aux changements sociaux et économiques afin de répondre aux besoins en constante évolution des Canadiens. Le financement initial par répartition, mode où les travailleurs actuels paient pour les retraités actuels, a bien fonctionné au départ. En effet, le nombre de cotisants était suffisant à l’époque pour financer les prestations versées aux bénéficiaires. Toutefois, à partir de la fin des années 1960, des changements démographiques importants ont commencé à soulever des doutes quant à la capacité du RPC à continuer de verser des prestations à long terme.

Le changement le plus important réside dans l’avènement de la pilule anticonceptionnelle, qui a provoqué un repli des taux de fécondité et donné lieu à de plus petites familles, une tendance qui se poursuit aujourd’hui. Les gens vivent plus longtemps, car l’espérance de vie au Canada a continué d’augmenter de trois mois chaque année. Les autres changements comprennent un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail et la hausse de l’immigration au fil du temps. Collectivement, ces changements ont eu une incidence importante sur le ratio prévu des rentrées de fonds et des versements de la caisse du RPC. Les données démographiques ont eu raison : vu le recul important du nombre de cotisants au RPC par rapport au nombre de bénéficiaires (appelé ratio de dépendance démographique), le RPC ne pouvait continuer de verser des prestations de retraite à long terme si des changements n’étaient pas apportés. 

Par conséquent, en 1997, les gouvernements fédéral et provinciaux ont pris deux mesures importantes – ils ont relevé les taux de cotisation au RPC et ils ont créé l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC).

Exerçant ses activités de manière indépendante du RPC et sans lien de dépendance avec le gouvernement, l’OIRPC investit la caisse du RPC pour aider à assurer sa viabilité à long terme. À ce jour, l’OIRPC a créé des revenus de placements nets de plus de 160 milliards de dollars dans la caisse du RPC. À près de 273 milliards de dollars, plus de la moitié de la caisse du RPC est composée de revenus de placement.

Tous les trois ans, l’actuaire en chef du Canada publie un rapport sur la viabilité du RPC. Le plus récent rapport déposé en décembre 2012 confirme que le RPC sera en mesure de continuer de verser des prestations aux Canadiens pendant au moins les 75 prochaines années.

Cinquante ans après sa création et grâce aux réformes de 1997, le RPC continue de résister à l’épreuve du temps et d’assurer la sécurité de la retraite de 19 millions de cotisants et de bénéficiaires canadiens aujourd’hui et pour les générations à venir.

 

* « Elderly Poverty. How Canada Performs : A Report Card on Canada ». Conference Board du Canada, 2016. (Consulté en janvier 2016).

http://www.conferenceboard.ca/hcp/details/society/elderly-poverty.aspx

Un joyeux 50e anniversaire au RPC!

Le 1er janvier 2016, on célébrait non seulement le début de la nouvelle année, mais également une étape importante pour les Canadiens : le 50e anniversaire de la création du Régime de pensions du Canada (RPC).

Créé en 1966, à une époque où l’on accordait une attention de plus en plus importante à la question de la sécurité sociale, l’objectif sous-jacent du RPC était de veiller à ce que tous les travailleurs du Canada disposent d’un niveau minimal de sécurité financière à la retraite. Le RPC offre également d’autres mesures de soutien du revenu, comme des prestations d’invalidité, des prestations consécutives au décès, des prestations de survivant, des prestations familiales et des avantages postérieurs au départ à la retraite aux cotisants admissibles et à leur famille. Au cours de la dernière période de référence, 5,2 millions de personnes au Canada ont reçu 37,3 milliards de dollars en prestations du RPC.

Le RPC est louangé au Canada, puisqu’il compte parmi nos meilleurs programmes fédéraux-provinciaux et qu’il est largement reconnu pour contribuer à réduire la pauvreté chez les personnes âgées. Des données de Statistique Canada montrent une forte diminution de 25 % du taux de pauvreté chez les personnes âgées canadiennes au cours des quatre dernières décennies, passant de 36,9 % en 1976 à 12,3 % en 2010 (un recul en grande partie attribuable à la création du RPC et, au Québec, à la Régie des rentes du Québec, selon un rapport publié par le Conference Board du Canada).*

Le régime fait également l’envie de nombreux pays partout dans le monde. Rares sont les pays possédant des programmes comparables qui peuvent s’attendre au même degré de confiance de la part du public à l’égard de ce qui constitue sans l’ombre d’un doute le critère le plus important pour un tel programme – sa viabilité à long terme.

Depuis sa création en 1966, le RPC s’est continuellement adapté aux changements sociaux et économiques afin de répondre aux besoins en constante évolution des Canadiens. Le financement initial par répartition, mode où les travailleurs actuels paient pour les retraités actuels, a bien fonctionné au départ. En effet, le nombre de cotisants était suffisant à l’époque pour financer les prestations versées aux bénéficiaires. Toutefois, à partir de la fin des années 1960, des changements démographiques importants ont commencé à soulever des doutes quant à la capacité du RPC à continuer de verser des prestations à long terme.

Le changement le plus important réside dans l’avènement de la pilule anticonceptionnelle, qui a provoqué un repli des taux de fécondité et donné lieu à de plus petites familles, une tendance qui se poursuit aujourd’hui. Les gens vivent plus longtemps, car l’espérance de vie au Canada a continué d’augmenter de trois mois chaque année. Les autres changements comprennent un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail et la hausse de l’immigration au fil du temps. Collectivement, ces changements ont eu une incidence importante sur le ratio prévu des rentrées de fonds et des versements de la caisse du RPC. Les données démographiques ont eu raison : vu le recul important du nombre de cotisants au RPC par rapport au nombre de bénéficiaires (appelé ratio de dépendance démographique), le RPC ne pouvait continuer de verser des prestations de retraite à long terme si des changements n’étaient pas apportés. 

Par conséquent, en 1997, les gouvernements fédéral et provinciaux ont pris deux mesures importantes – ils ont relevé les taux de cotisation au RPC et ils ont créé l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC).

Exerçant ses activités de manière indépendante du RPC et sans lien de dépendance avec le gouvernement, l’OIRPC investit la caisse du RPC pour aider à assurer sa viabilité à long terme. À ce jour, l’OIRPC a créé des revenus de placements nets de plus de 160 milliards de dollars dans la caisse du RPC. À près de 273 milliards de dollars, plus de la moitié de la caisse du RPC est composée de revenus de placement.

Tous les trois ans, l’actuaire en chef du Canada publie un rapport sur la viabilité du RPC. Le plus récent rapport déposé en décembre 2012 confirme que le RPC sera en mesure de continuer de verser des prestations aux Canadiens pendant au moins les 75 prochaines années.

Cinquante ans après sa création et grâce aux réformes de 1997, le RPC continue de résister à l’épreuve du temps et d’assurer la sécurité de la retraite de 19 millions de cotisants et de bénéficiaires canadiens aujourd’hui et pour les générations à venir.

 

* « Elderly Poverty. How Canada Performs : A Report Card on Canada ». Conference Board du Canada, 2016. (Consulté en janvier 2016).

http://www.conferenceboard.ca/hcp/details/society/elderly-poverty.aspx

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