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Nous parlons beaucoup des sociétés qui adoptent une perspective élargie au sein de leur conseil d’administration, mais ces paroles ne s’accompagnent pas toujours de mesures concrètes. 

Et si les sociétés ne prennent pas les mesures requises pour favoriser au sein de leur conseil d’administration une efficacité à la hauteur du milieu des affaires d’aujourd’hui, il est de la responsabilité des investisseurs de donner un coup de pouce et, si nécessaire, une poussée.

La gouvernance d’entreprise est importante, et à titre de chef de la direction de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada, je crois qu’il est essentiel pour les sociétés dans lesquelles nous investissons de composer des conseils d’administration qui reflètent la gamme complète des talents disponibles. 

L’OIRPC est engagée à encourager ces sociétés à procéder à une évaluation rigoureuse de leurs administrateurs, y compris la composition hommes-femmes. Selon nous, les sociétés ayant un conseil d’administration diversifié sont plus aptes à dégager des résultats financiers supérieurs. Des recherches menées par Credit Suisse et Catalyst Inc. ont révélé que les sociétés comportant davantage de postes occupés par des femmes affichaient de meilleurs rendements.

C’est pourquoi l’équipe de l’investissement durable de l’OIRPC a ajouté, au cours de la dernière année, l’efficacité des conseils d’administration comme cinquième secteur d’engagement, au côté des changements climatiques, de l’eau, des droits de la personne et de la rémunération des cadres dirigeants. 

Ce choix était naturel puisque nous sommes d’avis que des conseils d’administration efficaces sont essentiels au maintien de la valeur des sociétés dans lesquelles nous investissons et que nous utilisons nos droits de vote afin d’influencer les conseils d’administration. 

Au cours de la saison 2017 des procurations, nous avons tiré parti de nos droits de vote aux assemblées d’actionnaires de 45 sociétés canadiennes dont les conseils d’administration ne comprenaient pas de femmes pour montrer notre désir d’améliorer la mixité. Un an plus tard, près de la moitié de ces sociétés avaient ajouté une administratrice. 

De même, pendant la même période de 2018, nous avons voté à l’occasion de l’assemblée des actionnaires de 22 sociétés ouvertes canadiennes ne comptant pas d’administratrices. Bien que nous ayons fait des efforts pour collaborer avec ces sociétés, nous avons décidé en fin de compte de voter contre le président du comité de nomination de six sociétés et contre la totalité du comité de nomination de sept sociétés. 

Nous ne prenons pas ces mesures à la légère. Nos Principes et directives de vote par procuration de 2018 énoncent les attentes voulant que les conseils d’administration tiennent compte de la diversité, ainsi que l’approche que nous adoptons dans l’exercice de nos droits de vote si des mesures à cet égard ne sont pas prises. 

Nous attendons de chaque société qu’elle utilise une matrice de compétences significative et solide dans le cadre d’un processus volontaire afin d’évaluer si elle dispose d’une composition appropriée. Et nous posons des questions rigoureuses sur leur façon d’y parvenir.

Les recherches et les vérifications des organismes de réglementation menées à l’égard de grandes sociétés cotées en bourse révèlent qu’à l’heure actuelle, les femmes représentent environ 22 % des administrateurs et que, même si le rythme auquel les femmes accèdent à des conseils d’administration doublait, il faudrait encore des décennies avant d’atteindre la parité. 

Cela découle en partie du fait que les conseils d’administration se renouvellent lentement, et qu’ils prennent de l’âge. Des obstacles à la diversité des genres peuvent également entraver l’évolution de la pensée et la capacité d’une société à s’adapter aux risques émergents.

Des changements significatifs nécessitent de cerner les besoins futurs en posant des questions précises : Comment le monde change-t-il? Comment les affaires changent-elles? Comment les risques évoluent-ils? Comprenons-nous vraiment les besoins ou le raisonnement de nos parties prenantes? 

Et, plus important encore : Avons-nous des administrateurs qui comprennent ces dynamiques et, dans la négative, comment et où les trouverons-nous? 

Nous sommes fiers de la patience dont nous faisons preuve, et nous avons adopté une vision à long terme à l’égard des 366,6 milliards de dollars que l’OIRPC investit et supervise. Toutefois, malgré cette grande patience, la lenteur du rythme des changements nous impatiente. 

Nous souhaitons voir les sociétés s’engager à prendre des mesures à l’égard des lacunes relevées au moyen de nos évaluations des administrateurs et des conseils d’administration et à renouveler leurs conseils avec des administrateurs qui offrent les compétences nécessaires. 

En outre nous continuerons de surveiller les développements en matière de représentation des administratrices au sein des sociétés dans lesquelles nous investissons et saluons celles qui prennent des mesures en vue de professionnaliser leur processus de recrutement des administrateurs et qui nomment des administratrices.

En affirmant que l’efficacité des conseils d’administration constitue un secteur d’engagement clé pour nous, l’OIRPC incite d’autres importants investisseurs institutionnels à communiquer des messages similaires quant au fait qu’ils sont aussi d’avis que le rythme des changements doit s’accélérer. 

Notre objectif est de laisser savoir à toutes les sociétés, particulièrement à celles qui souhaitent obtenir des capitaux et une expertise de la part de l’OIRPC et de ses institutions homologues, qu’elles doivent examiner des façons d’améliorer leur conseil d’administration et intégrer activement la diversité des genres à ce processus. 

Cela constituerait un changement rafraîchissant. 

Contenu également publié dans les pages d’opinion du Globe and Mail le 15 octobre 2018.

Nous parlons beaucoup des sociétés qui adoptent une perspective élargie au sein de leur conseil d’administration, mais ces paroles ne s’accompagnent pas toujours de mesures concrètes. 

Et si les sociétés ne prennent pas les mesures requises pour favoriser au sein de leur conseil d’administration une efficacité à la hauteur du milieu des affaires d’aujourd’hui, il est de la responsabilité des investisseurs de donner un coup de pouce et, si nécessaire, une poussée.

La gouvernance d’entreprise est importante, et à titre de chef de la direction de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada, je crois qu’il est essentiel pour les sociétés dans lesquelles nous investissons de composer des conseils d’administration qui reflètent la gamme complète des talents disponibles. 

L’OIRPC est engagée à encourager ces sociétés à procéder à une évaluation rigoureuse de leurs administrateurs, y compris la composition hommes-femmes. Selon nous, les sociétés ayant un conseil d’administration diversifié sont plus aptes à dégager des résultats financiers supérieurs. Des recherches menées par Credit Suisse et Catalyst Inc. ont révélé que les sociétés comportant davantage de postes occupés par des femmes affichaient de meilleurs rendements.

C’est pourquoi l’équipe de l’investissement durable de l’OIRPC a ajouté, au cours de la dernière année, l’efficacité des conseils d’administration comme cinquième secteur d’engagement, au côté des changements climatiques, de l’eau, des droits de la personne et de la rémunération des cadres dirigeants. 

Ce choix était naturel puisque nous sommes d’avis que des conseils d’administration efficaces sont essentiels au maintien de la valeur des sociétés dans lesquelles nous investissons et que nous utilisons nos droits de vote afin d’influencer les conseils d’administration. 

Au cours de la saison 2017 des procurations, nous avons tiré parti de nos droits de vote aux assemblées d’actionnaires de 45 sociétés canadiennes dont les conseils d’administration ne comprenaient pas de femmes pour montrer notre désir d’améliorer la mixité. Un an plus tard, près de la moitié de ces sociétés avaient ajouté une administratrice. 

De même, pendant la même période de 2018, nous avons voté à l’occasion de l’assemblée des actionnaires de 22 sociétés ouvertes canadiennes ne comptant pas d’administratrices. Bien que nous ayons fait des efforts pour collaborer avec ces sociétés, nous avons décidé en fin de compte de voter contre le président du comité de nomination de six sociétés et contre la totalité du comité de nomination de sept sociétés. 

Nous ne prenons pas ces mesures à la légère. Nos Principes et directives de vote par procuration de 2018 énoncent les attentes voulant que les conseils d’administration tiennent compte de la diversité, ainsi que l’approche que nous adoptons dans l’exercice de nos droits de vote si des mesures à cet égard ne sont pas prises. 

Nous attendons de chaque société qu’elle utilise une matrice de compétences significative et solide dans le cadre d’un processus volontaire afin d’évaluer si elle dispose d’une composition appropriée. Et nous posons des questions rigoureuses sur leur façon d’y parvenir.

Les recherches et les vérifications des organismes de réglementation menées à l’égard de grandes sociétés cotées en bourse révèlent qu’à l’heure actuelle, les femmes représentent environ 22 % des administrateurs et que, même si le rythme auquel les femmes accèdent à des conseils d’administration doublait, il faudrait encore des décennies avant d’atteindre la parité. 

Cela découle en partie du fait que les conseils d’administration se renouvellent lentement, et qu’ils prennent de l’âge. Des obstacles à la diversité des genres peuvent également entraver l’évolution de la pensée et la capacité d’une société à s’adapter aux risques émergents.

Des changements significatifs nécessitent de cerner les besoins futurs en posant des questions précises : Comment le monde change-t-il? Comment les affaires changent-elles? Comment les risques évoluent-ils? Comprenons-nous vraiment les besoins ou le raisonnement de nos parties prenantes? 

Et, plus important encore : Avons-nous des administrateurs qui comprennent ces dynamiques et, dans la négative, comment et où les trouverons-nous? 

Nous sommes fiers de la patience dont nous faisons preuve, et nous avons adopté une vision à long terme à l’égard des 366,6 milliards de dollars que l’OIRPC investit et supervise. Toutefois, malgré cette grande patience, la lenteur du rythme des changements nous impatiente. 

Nous souhaitons voir les sociétés s’engager à prendre des mesures à l’égard des lacunes relevées au moyen de nos évaluations des administrateurs et des conseils d’administration et à renouveler leurs conseils avec des administrateurs qui offrent les compétences nécessaires. 

En outre nous continuerons de surveiller les développements en matière de représentation des administratrices au sein des sociétés dans lesquelles nous investissons et saluons celles qui prennent des mesures en vue de professionnaliser leur processus de recrutement des administrateurs et qui nomment des administratrices.

En affirmant que l’efficacité des conseils d’administration constitue un secteur d’engagement clé pour nous, l’OIRPC incite d’autres importants investisseurs institutionnels à communiquer des messages similaires quant au fait qu’ils sont aussi d’avis que le rythme des changements doit s’accélérer. 

Notre objectif est de laisser savoir à toutes les sociétés, particulièrement à celles qui souhaitent obtenir des capitaux et une expertise de la part de l’OIRPC et de ses institutions homologues, qu’elles doivent examiner des façons d’améliorer leur conseil d’administration et intégrer activement la diversité des genres à ce processus. 

Cela constituerait un changement rafraîchissant. 

Contenu également publié dans les pages d’opinion du Globe and Mail le 15 octobre 2018.

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